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 [PRESSE] ENQUETE :" Partir moins longtemps, plus souven

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Gregory
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MessageSujet: [PRESSE] ENQUETE :" Partir moins longtemps, plus souven   Mer 27 Avr - 12:24

SM1 [PRESSE] ENQUETE: "Partir moins longtemps, plus souvent !]
Le 27 Avril 2005 - Sophie Carquain pour Figaro Voyages.



Citation :
Depuis deux ans, les Français font en moyenne 4,7 déplacements par personne dans l'année, contre 3,6 auparavant
Paul Morand était visionnaire, qui écrivait que partir c'est «semer son ombre». A l'époque où le «tout boulot» n'a plus la cote et où il est devenu surfait de se définir uniquement par sa carte de visite, le voyage est de plus en plus valorisé. «C'est la fin des vacances parenthèses qui servaient à se ressourcer», analyse le sociologue Gérard Mermet, auteur de Francoscopie 2005. «Les voyages nous permettent de sortir de notre carapace, de vivre l'une des mille et une expériences qui nous semblaient naguère impossibles. Dans une société menaçante et stressante, ils constituent une soupape.» D'où ce besoin urticant de larguer les amarres de plus en plus fréquemment. Une tendance favorisée bien sûr par Internet qui lève les barrières : «Un voyage sur quatre aujourd'hui s'organise sur la toile», explique Georges Hatchuel, directeur général adjoint du Credoc, spécialisé dans les loisirs. «La cible ? Une population aisée, qui sait se débrouiller et ruser sur le Net.»


Plus souvent... Et plus librement. Crainte de la situation internationale, peur de s'engager dans un monde bancal ? Depuis les attentats de 2001, on part dès que l'occasion se présente. Et parfois même, on se décide du jour au lendemain. Plutôt que de s'offrir un bijou ou un grand restaurant, on craque pour un microséjour à Venise. «Le développement du voyage coup de coeur est manifeste, confirme-t-on au Cetelem. Aujourd'hui, il est en concurrence avec un lecteur mp3 ou un ordinateur Pentium... C'est devenu un produit comme un autre. D'où le développement d'offres de crédits ad hoc.»


Partir les mains dans les poches, avec un bagage cabine qui vous épargne, à l'arrivée, la queue devant le tourniquet, est devenu un nouvel art de voyager. «C'est en observant, à l'aéroport, des gens quasiment en costume et attaché case devant les panneaux d'affichage des vols que m'est venue l'idée de proposer des offres de dernière minute», explique Pierre Paperon, directeur général du groupe Lastminute.com, leader des ventes de voyage sur Internet. Ses clients ? Les moins de 40 ans, qui ne sont pas soumis au diktat des vacances scolaires, même si l'avènement de la RTT a profondément modifié la physionomie du tourisme. Et ça, tout le monde en profite ! «On est passé de 3,6 déplacements par personne dans l'année à 4,7 depuis deux ans, poursuit Pierre Paperon. Un record établi par 18% de la population, la frange la plus aisée, qui s'offre entre 6 et 10 séjours par an.» D'où la multiplication des «sauts de puce». On part aujourd'hui pour un oui ou pour un non, que ce soit dans un parc d'attractions (Disneyland, parc Astérix...) ou dans un complexe comme Center Parc, qui offre une tranche d'exotisme en Normandie ou en Sologne. Et même plus loin, pourquoi pas, pour un week-end de trois jours à New York ou une petite semaine à Miami.


Côté destinations, deux tendances complémentaires se dessinent : la régression et le goût pour l'aventure, que se partagent deux catégories de voyageurs. «D'un côté, les mutins, fâchés avec l'évolution aliénante de la société, iront vers un «altertourisme» et une régression organisée, analyse Gérard Mermet. Parmi leurs dadas : la thalasso et le thermalisme - qui explosent - car ils trouvent, dans la symbolique de l'eau, un côté maternant.» Autre microtendance qui va dans le même sens : la croisière, produit transgénérationnel par excellence, qui permet en plus aux ados de faire la fête.


«Au contraire, poursuit le sociologue, les mutants, eux, privilégient le «tourisme d'aventure» et, en réaction à ce monde ultrasécurisé, cherchent un minimum de risques garantis.» C'est ainsi qu'on assiste au retour du baroudeur, comme en témoigne le succès de la rubrique «adrénaline» sur Lastminute.com. «D'après l'étude réalisée par la Sofres (avril 2005), souligne Pierre Paperon, pour 13% des Français, ce qui fait le plus peur aujourd'hui, c'est... la routine. D'où ce besoin de «péter les plombs» pendant quelques jours, rien que pour éprouver le sentiment d'exister, loin du groupe et des «ghettos à touristes.»


Pour autant, part-on réellement s'aventurer seul à l'autre bout du monde ? «Avant, voyager était une façon de larguer les amarres, souligne le psychiatre William Lowenstein. Aujourd'hui, on ne se débarrasse jamais totalement de son groupe, de sa famille... Ni de ses collègues !» La frontière entre travail et vacances tend à disparaître. «En France, près de 15% de la population active travaillent aujourd'hui pendant leurs congés, ce qui est énorme !» souligne-t-on au Credoc. C'est devenu facile depuis que l'on peut être joint à tout instant via son «cordon ombilico-phonique» – comme le docteur Lowenstein appelle le téléphone mobile – et que des ordinateurs portables de moins de trois kilos nous permettent d'envoyer des mails de l'autre bout du monde. Une autre manière de faire joujou avec son ombre que Paul Morand n'avait pas prévue.

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